Fiodor Dostoïevski : livres, ordre de lecture et meilleur livre
Au relevé Amazon.fr du 1er novembre 2026, Crime et châtiment au Livre de Poche est le Dostoïevski le mieux noté de notre sélection (9,0/10, 824 avis) et le mieux placé dans les ventes (1 285e en Livres). Pour tester l'auteur en une soirée, prenez Les Nuits blanches ; pour aller au bout, Les Frères Karamazov, son dernier roman, en deux tomes Babel.
Mis à jour le 1 novembre 2026Par La rédaction de Quelle Lecture
Les livres de Dostoïevski classés par les lecteurs
Fiodor Dostoïevski est né à Moscou le 11 novembre 1821 et mort à Saint-Pétersbourg le 9 février 1881. Arrêté en avril 1849 avec le cercle Petrachevski, il est condamné à mort ; l'exécution du 22 décembre 1849 n'est qu'un simulacre, et sa peine est commuée en bagne à Omsk, où il reste jusqu'en 1854. Ses grands romans paraissent ensuite en feuilleton, la plupart dans la revue Le Messager russe, de Crime et châtiment (1866) aux Frères Karamazov (1879 à 1880).
Nos relevés Amazon.fr comptent une quinzaine de fiches à son nom, dont beaucoup sont des éditions du même roman. Nous gardons une édition par titre, de préférence celle qui nomme son traducteur, plus les deux tomes Babel des Frères Karamazov, qui forment un seul roman. Le classement suit la note pondérée sur 10, qui corrige la moyenne par le nombre d'avis (voir notre méthode). Les autres écrivains classés de la même façon sont réunis dans notre rubrique auteurs.
Le roman de 1866, d'abord publié en huit livraisons par Le Messager russe, ici dans la traduction d'Élisabeth Guertik (1947) éditée par Jean-Louis Backès. C'est l'édition la plus évaluée de notre sélection : 824 avis propres, 4,6/5. La quatrième de couverture pose le décor : Saint-Pétersbourg en 1865, un étudiant ruiné, Raskolnikov, qui se croit fondé à commettre un crime. Les avis retiennent l'atmosphère sombre des bas quartiers. La fiche signale misère, alcoolisme et prostitution décrits sans détour, et un meurtre au centre du récit.
Pour qui : Un premier grand roman de Dostoïevski, en un seul volume de poche annoté.
La nouvelle de 1848, sous-titrée « roman sentimental (souvenir d'un rêveur) » : un rêveur sans nom, solitaire dans Saint-Pétersbourg, s'attache à une jeune femme, Nastenka, le temps de quelques nuits. Les avis la décrivent comme un livre lu en une heure environ et une bonne introduction à l'auteur. Cette édition Kindle de 68 pages ne nomme pas son traducteur, ne détaille pas les notes annoncées dans le titre, et l'extrait de la fiche contient une coquille.
Pour qui : Une première approche de Dostoïevski en une soirée, sur liseuse.
Le premier des deux volumes Babel des Frères Karamazov, dans la traduction d'André Markowicz parue en 2002, qui a clos sa retraduction de l'œuvre chez Actes Sud. C'est le dernier roman de l'auteur, publié en feuilleton de janvier 1879 à novembre 1880. La quatrième présente un père riche et débauché, ses trois fils légitimes et un fils illégitime devenu domestique, et annonce un parricide. Les avis saluent une traduction qui aide à comprendre le texte et comptent plus de 1 300 pages avec le tome 2.
Pour qui : Les lecteurs prêts pour un très long roman d'idées, qui veulent la traduction de Markowicz.
Le second volume Babel, qui achève le roman, toujours dans la traduction d'André Markowicz : 700 pages. Il ne se lit pas sans le tome 1, et la fiche ne propose pas cette traduction en un seul volume : prenez les deux ensemble. Ses avis rejoignent ceux du premier tome, avec un roman jugé ample et une traduction décrite comme respectueuse de l'auteur. La quatrième annonce une intrigue policière, plusieurs histoires d'amour et des exposés théologiques et métaphysiques.
Pour qui : Ceux qui ont commencé le tome 1 de la même édition.
Le roman publié en feuilleton en 1871 et 1872, longtemps traduit en France sous le titre Les Possédés. Toute une ville de province attend Nicolas Stavroguine, jeune homme séduisant et inquiétant. L'édition du Livre de Poche (traduction d'Élisabeth Guertik et Jean-Louis Backès) réintègre à la place prévue « La confession de Stavroguine », chapitre que l'éditeur avait refusé de publier à l'époque. La fiche annonce une méditation sur Dieu, le suicide, le crime et la volonté de domination : des thèmes à connaître avant de commencer.
Pour qui : Les lecteurs de Crime et châtiment qui veulent le roman politique de Dostoïevski.
Une nouvelle parue en avril 1877 dans le Journal d'un écrivain, la publication que tenait alors Dostoïevski. Le narrateur, lassé du monde, est détourné du suicide par une rencontre, s'endort et rêve d'une terre sans péché. Les avis parlent d'un texte bref sur le sens de la vie, la foi et la culpabilité, qui finit sur une note d'espoir. Cette édition de 54 pages est autopubliée et la fiche ne nomme pas le traducteur : regardez l'aperçu avant d'acheter.
Pour qui : Un lecteur qui veut la pensée religieuse de Dostoïevski dans un texte très court.
Un court roman de 1866, dicté en moins d'un mois à une sténographe, Anna Snitkina, pour tenir un contrat avec l'éditeur Stellovski, entre deux parties de Crime et châtiment. Alexis Ivanovitch, précepteur dans la famille d'un général, joue au casino de Roulettenbourg, ville d'eaux allemande imaginaire. Les avis relèvent la profondeur psychologique des personnages et un livre qui demande de la concentration. 272 pages au Livre de Poche ; l'éditeur annonce une édition collector pour le 4 novembre 2026.
Pour qui : Un premier Dostoïevski court, ou un lecteur que le thème du jeu intéresse.
Le roman publié en 1868 et 1869 dans Le Messager russe. Le prince Mychkine (Muichkine dans cette édition) arrive à Saint-Pétersbourg : Dostoïevski voulait y représenter un homme positivement bon, face à un monde cupide et passionnel, dit la fiche. Édition commentée par Louis Martinez, 934 pages en poche : c'est le plus long volume de notre sélection. Au relevé du 1er novembre 2026, il est 4 185e des ventes de livres et 390e des livres scolaires pour le collège. Les avis parlent d'un écrivain généreux, mais préviennent qu'il faut de la patience pour le finir.
Pour qui : Les lecteurs qui ont aimé Crime et châtiment et acceptent un roman de près de 1 000 pages.
Un roman court écrit à Dresde et publié en 1870. Veltchaninov, séducteur rongé par les soucis d'argent, est poursuivi par Troussotzky, un mari trompé qui vient de perdre sa femme ; une enfant, Lisa, se trouve prise entre eux. La fiche le décrit comme un vaudeville qui tourne au drame, à la fois tragique et comique. Un lecteur dit que c'était son premier Dostoïevski et qu'il lui a donné envie de continuer. Avec 57 avis seulement, sa note pondérée reste prudente.
Pour qui : Un lecteur qui veut un Dostoïevski plus ironique, en moins de 300 pages.
Le tableau se trie par note, par nombre d'avis ou par nombre de pages. Filtrez par format pour ne garder que les poches ou la liseuse, ou par éditeur pour séparer Le Livre de Poche et Babel. Pour peser ces formats entre eux, voyez notre guide poche, broché, relié ou Kindle.
Format
Éditeur
9 / 9 affichés
Livres de Fiodor Dostoïevski : note, avis, pages, format
Tout dépend du temps que vous voulez y mettre. Les grands romans dépassent 700 pages en poche, alors que trois textes de la sélection font moins de 300 pages et donnent déjà le ton de l'auteur : longs dialogues, personnages déchirés, questions de foi et de culpabilité.
Premier livre de Dostoïevski selon votre envie
Votre envie
Commencez par
Pages (édition classée)
Ensuite
Tester l'auteur en une soirée
Les Nuits blanches
68
Le Rêve d'un homme ridicule
Un roman court, avec une intrigue
Le Joueur
272
L'Éternel Mari
Le grand roman le plus évalué
Crime et châtiment
704
L'Idiot
Les questions religieuses
Le Rêve d'un homme ridicule
54
Les Frères Karamazov
Le roman politique
Crime et châtiment
704
Les Démons
Pour un collégien ou un lycéen
Crime et châtiment au Livre de Poche et Le Joueur figurent dans les ventes de livres scolaires sur Amazon. Pour un premier contact, Le Joueur reste bien plus court (272 pages contre 704) et montre déjà la manière de l'auteur.
Ordre de lecture et de publication
Dostoïevski n'a pas écrit de série : aucun roman n'est la suite d'un autre, et vous pouvez les lire dans n'importe quel ordre. Le tableau suit les dates de première publication, souvent en feuilleton dans une revue, avant l'édition en volume.
Les œuvres principales dans l'ordre de parution
Œuvres de fiction de Fiodor Dostoïevski par date de première publication
Parution
Titre français
Forme
Dans notre sélection
1846
Les Pauvres Gens
Roman
Non
1846
Le Double
Roman
Non
1848
Les Nuits blanches
Nouvelle
Oui
1849
Nétotchka Nezvanova
Roman inachevé
Non
1861
Humiliés et offensés
Roman
Non
1861
Souvenirs de la maison des morts
Roman
Non
1864
Les Carnets du sous-sol
Court roman
Non
1866
Crime et châtiment
Roman en feuilleton
Oui
1866
Le Joueur
Court roman
Oui
1868 à 1869
L'Idiot
Roman en feuilleton
Oui
1870
L'Éternel Mari
Court roman
Oui
1871 à 1872
Les Démons (Les Possédés)
Roman en feuilleton
Oui
1875
L'Adolescent
Roman
Non
1877
Le Rêve d'un homme ridicule
Nouvelle
Oui
1879 à 1880
Les Frères Karamazov
Roman en feuilleton
Oui
Un parcours de lecture conseillé
Une entrée courte : Les Nuits blanches ou Le Joueur, pour juger du ton avant de vous lancer dans un roman long.
Le premier grand roman : Crime et châtiment, le plus évalué de la sélection.
Puis L'Idiot, si le portrait d'un homme bon face au monde vous attire, ou Les Démons, si vous préférez le roman politique.
Les Frères Karamazov en dernier : le plus long et le dernier roman de l'auteur, qui mêle intrigue policière, histoires d'amour et débats sur la foi.
Les textes courts (L'Éternel Mari, Le Rêve d'un homme ridicule) se glissent entre deux gros romans, à tout moment.
Quelle traduction et quelle édition choisir ?
Un même roman de Dostoïevski existe en plusieurs traductions françaises, et le texte change sensiblement de l'une à l'autre. Avant d'acheter, cherchez le nom du traducteur sur la fiche ou dans l'aperçu : une édition qui ne le donne pas reste une inconnue.
Les traductions repérées
André Markowicz : retraduction de l'œuvre chez Actes Sud, commencée en 1991 avec Le Joueur et achevée en 2002 avec Les Frères Karamazov, reprise en poche dans la collection Babel.
Élisabeth Guertik : Crime et châtiment (traduction de 1947), au Livre de Poche depuis 2008 ; Les Démons au Livre de Poche, avec Jean-Louis Backès.
Pierre Pascal : Crime et châtiment chez Flammarion, en GF (première édition en 1984).
Henri Mongault : Les Frères Karamazov chez Gallimard depuis 1935, reprise dans la Pléiade en 1952.
Deux traductions récentes des Frères Karamazov, absentes de notre relevé : Emma Lavigne chez Gallmeister (2023) et Sophie Benech chez Zulma (2025).
Éditions à vérifier sur Amazon
Plusieurs éditions brochées récentes ne nomment pas leur traducteur, et Amazon les range parfois dans des rayons inattendus : une édition de Crime et Châtiment apparaît en « Nationalisme », une des Frères Karamazov en « Romance ». Certaines fiches regroupent aussi les avis de plusieurs éditions : deux éditions de Crime et Châtiment affichent exactement le même total de 2 647 avis. La note ne dit donc rien de la traduction que vous achetez.
Adaptations au cinéma et au théâtre
Crime et châtiment : Pierre Chenal et Josef von Sternberg en 1935, Georges Lampin en 1956, Lev Koulidjanov en 1970 en URSS, Aki Kaurismäki en 1983 en Finlande.
L'Idiot : Georges Lampin en 1946, Akira Kurosawa en 1951, Ivan Pyriev en 1958 pour la première partie seulement.
Les Nuits blanches : Luchino Visconti (Nuits blanches, 1957) et Robert Bresson (Quatre Nuits d'un rêveur, 1971) ; James Gray s'en inspire librement pour Two Lovers (2008).
Les Frères Karamazov : Fedor Ozep en 1931, Richard Brooks en 1958, puis Kirill Lavrov, Ivan Pyriev et Mikhaïl Oulianov en 1969.
Les Démons : adaptation théâtrale d'Albert Camus sous le titre Les Possédés, achevée en 1959 ; film d'Andrzej Wajda, Les Possédés, en 1988.
Le Joueur : film français de 1958 avec Gérard Philipe, The Gambler en 1974 avec James Caan, et un opéra de Prokofiev.
L'Éternel Mari : L'Homme au chapeau rond, de Pierre Billon, en 1946, avec Raimu.
À qui Dostoïevski ne convient pas, et quoi lire à côté
Si vous cherchez une intrigue rapide, Dostoïevski risque de vous lasser : ses romans avancent par de longs dialogues et des débats d'idées, et les avis sur L'Idiot et Le Joueur parlent de patience et de concentration. Les sujets sont lourds (meurtre, suicide, parricide, misère) : pour un lecteur fragile, préférez Les Nuits blanches ou L'Éternel Mari.
D'après les notes Amazon.fr, Crime et châtiment au Livre de Poche a la meilleure note pondérée de notre sélection (9,0/10, 824 avis, 4,6/5). Les Frères Karamazov en Babel ont une moyenne plus haute (4,7/5) mais moins d'avis, et leur éditeur les présente comme le sommet de l'œuvre. Pour un premier grand roman, Crime et châtiment reste le choix le plus sûr.
Par quel livre commencer Dostoïevski ?
Par un texte court si l'auteur est nouveau pour vous : Les Nuits blanches (68 pages en Kindle) ou Le Joueur (272 pages). Si vous êtes prêt pour un roman long, commencez par Crime et châtiment, le plus évalué de la sélection.
Dans quel ordre lire les livres de Dostoïevski ?
Aucun livre n'est la suite d'un autre : l'ordre est libre. L'ordre de parution des grands romans est Crime et châtiment (1866), L'Idiot (1868 à 1869), Les Démons (1871 à 1872), L'Adolescent (1875) et Les Frères Karamazov (1879 à 1880). Garder Les Frères Karamazov pour la fin est un bon repère, car c'est le plus long et le dernier.
Quelle traduction de Dostoïevski choisir ?
Deux familles dominent : les traductions anciennes reprises en poche (Élisabeth Guertik au Livre de Poche, Henri Mongault chez Gallimard) et la retraduction d'André Markowicz, parue chez Actes Sud de 1991 à 2002 et disponible en Babel. Comparez quelques pages dans l'aperçu Amazon et évitez les éditions qui ne nomment pas leur traducteur.
Les Démons et Les Possédés, est-ce le même livre ?
Oui. Les Possédés est le titre de la première traduction française, parue chez Plon en 1886, repris par Albert Camus pour son adaptation théâtrale. Le titre russe signifie « les démons », titre que reprennent les éditions récentes comme celle du Livre de Poche.
Quel est le dernier roman de Dostoïevski ?
Les Frères Karamazov, publié en feuilleton dans Le Messager russe de janvier 1879 à novembre 1880, puis en volume en 1880. Dostoïevski meurt à Saint-Pétersbourg le 9 février 1881.
Quels livres de Dostoïevski ont été adaptés au cinéma ?
Les principaux : Crime et châtiment (Pierre Chenal et Josef von Sternberg en 1935, Aki Kaurismäki en 1983), L'Idiot (Akira Kurosawa en 1951), Les Nuits blanches (Luchino Visconti en 1957, Robert Bresson en 1971), Les Frères Karamazov (Richard Brooks en 1958) et Les Démons (Andrzej Wajda en 1988).
Classement établi par la rédaction à partir de la note moyenne et du nombre d'avis des lecteurs sur Amazon.fr (moyenne pondérée sur 10, relevé du 1er novembre 2026), des fiches éditeur et des catégories Amazon. Nous n'avons pas lu chaque titre : les descriptions s'appuient sur ces données publiques. Les prix ne sont pas affichés : consultez la fiche Amazon. Un livre marqué « Sélection de la rédaction » peut être placé hors de l'ordre de la note.